Les œdèmes de la face et du cou du patient adulte
L’œdème accompagne tout traumatisme, toute chirurgie de la face et du cou ou les séquelles du traitement de cancers ORL.
La kinésithérapie est efficace sur cette symptomatologie vasculaire.
Les techniques de Drainage Manuel (Drainage lymphatique manuel, DLM) sont enseignées dans cette formation sur la base des connaissances actuelles et de la démonstration de ses effets cliniques.
L’apprentissage des gestes et de leur maitrise nécessite les connaissances de l’anatomie et de la physiologie des systèmes de la circulation de retour. Celles-ci sont abordées à partir des données récentes et validées.
Après chirurgie et radiothérapie, l’atteinte du système lymphatique transforme les données physiologiques. Dans cette situation, les techniques spécifiques sont enseignées pour savoir adapter les gestes dans ces tableaux cliniques.
Formation à l’utilisation adaptée du yoga par le kinésithérapeute
Application au travail de groupe et à la séance de rééducation individuelle
Originaire de l'Inde, le « Yoga » est maintenant bien connu en occident où de nombreux pratiquants le considèrent, à juste titre, comme une pratique corporelle de santé simple et accessible à tous.
Le yoga propose une utilisation très précise du travail postural, en lien avec la respiration et la prise de conscience du corps.
Bien comprise, cette « méthode » constitue un outil de choix pour le kinésithérapeute dont le cœur du métier consiste, en particulier, à maintenir et/ou à rétablir la santé par le mouvement.
Le yoga nous propose en effet une méthodologie précise du travail postural dont l'application en kinésithérapie est de nature à enrichir notre pratique aussi bien dans le contexte de la rééducation en séance individuelle que dans le domaine de l'animation de groupes de gymnastique hygiénique et préventive (type « école du dos »).
Le cancer du sein concerne chaque année près de 60.000 nouvelles patientes. Premier cancer féminin, il est un réel problème de santé publique.
Dans le parcours de soins des patientes les kinésithérapeutes sont en première ligne des soins post opératoires. Pour prodiguer des soins de qualité, il faut connaitre leur parcours de soins préalable. Ainsi, les kinésithérapeutes doivent connaitre le mode d’évolution des cancers du sein, le rôle essentiel du dépistage par mammographie et participer à en augmenter le nombre en sensibilisant toutes les patientes de leur cabinet ou service. Ils doivent connaitre les différentes interventions conservatrices ou radicales et la chirurgie axillaire pour en appréhender les séquelles éventuelles et les débusquer précocement. Les traitements radiothérapiques et médicaux doivent être connus pour distinguer les risques de leurs différents effets secondaires pour lesquels les kinésithérapeutes peuvent intervenir.
Enfin le rôle de l’activité physique adaptée (APA) pour la qualité de vie et l’allongement de la vie des patientes est expliqué. Les kinésithérapeutes doivent avoir les arguments pour inciter légitimement cette activité physique adaptée
La fatigue est une des séquelles les plus fréquentes décrites par les patientes. Les kinésithérapeutes apprennent à la reconnaitre et à la respecter pour adapter leurs séances de rééducation.
Cette formation concernant la période post opératoire a pour but d’améliorer les pratiques kinésithérapiques, de diminuer les séquelles et souffrances liées au cancer et à ces traitements, d’améliorer la qualité de vie des patientes après cancer du sein. La prise en charge des séquelles orthopédiques et vasculaires participe à cette amélioration L’éducation à l’apprentissage des auto soins intègre les patientes dans leur prévention. Les limitations de l’épaule concernent 40% d’entre elles et le lymphœdème 5 à 20%.
Une prise en charge post opératoire spécifique basées sur les preuves (Evidence based practice EBP) permet de limiter ces séquelles et de traiter celles apparaissant plus tard.
Les kinésithérapeutes en décrivant leurs séquelles possibles permettent aux patientes dans leur parcours d’en repérer l’apparition. Ils leur apprennent à endiguer précocement leur évolution (prévention).
Pour aborder la prévention du lymphœdème avec leurs patientes, il est nécessaire que les kinésithérapeutes connaissent et partagent leur savoir des facteurs de risques. Ceux-là sont bien établis dans les dernières méta analyses. Ils dépendent de la chirurgie initiale. Il en découle un discours distinct et personnalisé selon les patientes. Des attitudes positives ou des conduites d’évitement sont apprises.
Parmi les 60.000 patientes traitées pour un cancer du sein, 12.000 auront une ablation du sein (mastectomie). Leur reconstruction nécessite que les kinésithérapeutes soient familiarisés avec les différentes techniques possibles et par là optent pour une rééducation spécialisée à réaliser selon le protocole leur chirurgien.
On insistera dans cette formation sur le respect de la personne. La réalisation des séances de rééducation s’appuie sur les recommandations des sociétés savantes kinésithérapiques et médico-chirurgicales et la HAS. Pour des questions humaines et d’éthique une adaptation est faite selon les capacités physiques et psychique des patientes.
Cette formation s’adresse autant aux kinésithérapeutes libéraux qu’à ceux travaillant en hospitalier ou institution.
Dans le domaine des plaies, la recherche scientifique s’est surtout concentrée sur les retards de cicatrisation tels, plaies chroniques, ulcères variqueux. Certaines pathologies sont à l’origine du blocage ou du ralentissement de leur cicatrisation. Il s’agit alors de troubles nutritionnels, métaboliques, vasculaires, neurologiques, infectieux et médicamenteux.
Pour les patients prises en charge par les masseurs-kinésithérapeutes, la problématique cicatricielle peut être multiple et concerne surtout les excès de cicatrisation.
La cicatrice physiologique tend à se rapprocher le plus possible du tissu initial et de la peau normale même si la restauration ad integrum ne se fait jamais.
Cependant, certaines cicatrices ne régressent pas spontanément et peuvent être invalidantes sur les plans fonctionnels et esthétiques. Il s’agit de cicatrices anormales ou pathologiques.
Le kinésithérapeute doit connaître le mécanisme de l’installation d’une cicatrisation anormale pour pouvoir indiquer et surtout contre-indiquer certaines techniques de prise en charge, qu’elles soient manuelles ou mécaniques.
Avec l’accord du médecin, Il peut également avoir un rôle de conseil sur l’utilisation de certains dispositifs compressifs et de certaines crèmes pharmaceutiques.
Le kinésithérapeute intervient sur les cicatrices qui n’ont pas les caractéristiques de la peau normale : souple, plane, mobile, indolore, claire. Quelle que soit leur localisation anatomique et leurs caractéristiques, quel que soit le moment dans le temps où le kinésithérapeute interviendra, il pourra être efficace. Il est tout à fait possible d’être délétère sur une cicatrice. L’intérêt du patient et une bonne pratique professionnelle nous imposent de ne pas utiliser sans discernement toutes les techniques à notre portée.